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vendredi 15 juillet 2005, 18h21
| PARIS (AP) - Quand Jacques Chirac cherche à éviter l'affrontement, Nicolas Sarkozy, lui, attaque. Le ministre de l'Intérieur a organisé "sa" garden party parallèle pour la fête nationale, au cours de laquelle il a dressé un "parallèle historique" osé entre le chef de l'Etat et Louis XVI. Des propos accueillis par un silence froid à l'Elysée, alors que l'opposition dénonce une "bouffonnerie" Depuis la victoire du "non" au référendum du 29 mai, le ministre de l'Intérieur ne laisse quasiment plus passer une journée sans défier un Jacques Chirac affaibli, sans parvenir pour autant à le faire sortir de son mutisme. "On ne peut pas voir la France accumuler tant d'échecs, y compris aux Jeux olympiques, sans se demander si ce n'est pas nous qui avons tort et le monde qui a raison", avait-il lancé dimanche dernier, avant de se demander mercredi "pourquoi on perpétue cette tradition" de l'interview présidentielle du 14 juillet, "alors qu'il n'y a pas d'actualité et que les Français ont déjà la tête en vacances". Jeudi, après un passage éclair à l'Elysée, il conviait quelques journalistes à "sa" garden party place Beauvau, à quelques mètres du palais présidentiel. Le jour de la fête nationale, le ministre de l'Intérieur organise traditionnellement une réception pour les personnels du ministère, mais celle-ci n'était jusque-là pas ouverte à la presse. Nicolas Sarkozy a vivement critiqué le chef de l'Etat et a même osé un "parallèle historique": "je n'ai pas vocation à démonter tranquillement les serrures à Versailles pendant que la France gronde". Jacques Chirac, ainsi comparé à Louis XVI, a dû apprécier. Côté chiraquien, on a visiblement opté pour la stratégie du silence. Déjà, Jacques Chirac s'était gardé jeudi d'attaquer son ministre de l'Intérieur, tout en refusant d'exclure une éventuelle candidature pour la présidentielle de 2007. .... La gauche a dénoncé quant à elle un climat de "bouffonnerie". Pour le député socialiste Henri Emmanuelli, "M. Chirac n'a plus le contrôle de son gouvernement", alors que le Premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que le mandat de Jacques Chirac "se termin(ait) dans une bouffonnerie". De son côté, Laurent Fabius a mis en garde contre "l'application systématique" d'une "stratégie de la fausse différence". Car Nicolas Sarkozy, c'est juste "Chirac en plus jeune", a-t-il averti. AP
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